Climat


On distingue officiellement deux saisons climatiques : la saison sèche (incluant l’hiver austral), d’avril à octobre, et la saison des pluies, de novembre à mars. La saison idéale pour tout voir partout en même temps est la période qui va de septembre à octobre environ.

  • Les Hautes Terres (région d’Antananarivo) :la saison sèche dure d’avril à octobre, avec une période d’hiver austral de juin à août. Les pluies sont fortes mais courtes, de mi-novembre à mars seulement.

  • La côte ouest : c’est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée de Madagascar.

  • La côte est : il y pleut toute l’année, surtout de décembre à mars, saison des pluies officielle. Les mois de septembre, octobre et novembre, sont les plus secs.

  • Le sud – ouest et le sud extrême est semi-désertique avec une pluviométrie de 0,3 mètres par an.


La saison cyclonique : officiellement de mi-décembre à mi-avril. À éviter si possible. Dans le meilleur des cas, il pleut beaucoup, même si cela ne veut pas dire partout ni tout le temps…


Economie


Le textile est ainsi devenu le premier pourvoyeur net de devises du pays. Sa main-d’oeuvre bon marché fait de Madagascar un pays attractif pour les industries étrangères qui cherchent à se délocaliser. Les zones franches installées localement sont en grande majorité textiles.

Le tourisme arrive en deuxième position et ensuite les crevettes, de pêche ou d’aquaculture.

Côté agricole, la réputation de Madagascar au sujet des épices n’est plus à faire: la Grande Ile occupe la première place mondiale pour la production de vanille et les productions de girofle, cannelle et poivre sont de premier rang. En plus des volumes produits, les épices de Madagascar jouissent encore d’un certain prestige auprès des consommateurs. Poivre de Madagascar, vanille de Madagascar, sont autant d’appellations qui laissent une part de rêve et présagent des arômes capiteux et exotiques.

Le riz est la principale culture vivrière à Madagascar et il est cultivé dans toutes les régions. Il est intimement lié à la vie culturelle et quotidienne malgache. Le riz est l’aliment de base des habitants de Madagascar. Résultat de l’implantation très ancienne de la riziculture à Madagascar, la consommation moyenne de riz par habitant au cours de l’année 2000 est de 138 kg en milieu rural et de 118 kg en milieu urbain. De nombreuse familles consomment du riz trois fois par jour. Le Malgache serait d’ailleurs le plus gros consommateur de riz au monde.


Culture


  1. Merina : «ceux des hauteurs»; d’origine asiatique (indonésienne) assez marquée, ils résident au centre de l’île.

  2. Betsileo : «ceux qui sont invincibles»; ils vivent dans la région de Fianarantsoa (centre-est) et sont d’excellents riziculteurs et artisans du bois.

  3. Betsimisaraka : «ceux qui ne se séparent pas»; tribu la plus importante vivant le long de la côte est, ils cultivent le café, la girofle et la canne à sucre.

  4. Sakalava : «ceux des longues vallées»; ils occupent un territoire très vaste sur toute la côte ouest, du nord jusqu’à Tuléar (à l’ouest).

  5. Antaisaka : «ceux qui viennent des Sakalava».

  6. Antandroy : «ceux des épines», ils vivent à l’extrémité sud de l’île.

  7. Mahafaly : «ceux qui font les tabous», voisins des Antodroys, ce sont des sculpteurs.

  8. Vezo : ce sont des pêcheurs de l’Afrique de l’Est installés au sud de l’île.

  9. Bara : d’origine bantoue, ils sont souvent éleveurs de zébus.

  10. Antakarana : «ceux de l’ankara : la falaise»; ce sont surtout des pêcheurs et des éleveurs (au nord de l’île).

  11. Antemoro : «ceux du littoral», ce sont en grande partie des cultivateurs.

  12. Antaifasy : «ceux qui vivent dans les sables», sur la cote est.

  13. Masikoro : agriculteurs du sud de l’île

  14. Antambahoaka : un groupe du Sud-Est d’origine arabe et aux traditions islamiques

  15. Tsimihety : «ceux qui ne se coupent pas les cheveux», vivant dans le Nord-Ouest, ils sont éleveurs et riziculteurs.

  16. Tanala : «ceux qui vivent dans la forêt», vivent sur les falaises de la côte Est, dans la forêt; ils détiennent un grand savoir sur les plantes médicinales.

  17. Bezanozano : «ceux aux nombreuses petites tresses», ce sont des forestiers de la côte Est.

  18. Sihanaka : «ceux qui errent dans les marais», ils habitent dans la région du lac Alaotra, agriculteurs (nord-est).

 

    Madagascar est un pays riche en coutumes et pratiques traditionnelles qui convergent toutes vers un Etre suprême appelé « Zanahary », le Créateur ou « Andriamanitra », le Seigneur Parfumé. Présent et passé sont constamment en symbiose comme en témoignent l’autorité toujours vivace des rois coutumiers, le « Famadihana » durant lequel on retourne les morts dans l’allégresse, ou les « Joro » destinés à s’attirer les bonnes grâces des ancêtres par le sacrifice d’un zébu bien gras.

 

Détenteur d’une longue et très riche tradition orale, le malgache n’en est pas moins habile de ses doigts. Au même titre que sa musique, ses proverbes et les discours traditionnels qui sont de véritables chefs d’œuvre d’architecture, l’artisanat est une expression très pittoresque de la personnalité et des valeurs malgaches. Il garantit au visiteur la plus fructueuse des chasses aux souvenirs dont l’itinéraire le mènera de boutiques spécialisées en marchés artisanaux sans oublier des localités entières qui ont fini par s’identifier à leurs produits-phare.


Tourisme


Le tourisme, l’un des premiers secteurs les plus pourvoyeurs de devise, n’est pas en reste dans le budget programme 2005-2007, avec son objectif de 250.000 touriste cette année, et 500.000 touristes en 2007. Les prévisions de recettes en devises s’élèvent à 252 milliards Ariary cette année et à 504,6 milliards Ariary en 2007.

Des actions de promotion de la destination Madagascar et des produits touristiques malgaches à travers entre autres la multiplication des vitrines de Madagascar à l’étranger seront menées, l’objectif étant d’augmenter le nombre de pays émetteurs de touristes à 10 en 2007. En fait, le ministère de la Culture et du Tourisme veut accroître le pourcentage de touristes pré-informés débarquant à Madagascar à 75% des touristes foulant le sol malgache en 2007. Une vaste opération d’information sur la destination Madagascar est pour cela en gestation, ceci à travers des films, reportages, dépliants, site-web et autres supports. D’autre part, la diversification des produits touristiques est en vue, ceci pour satisfaire la demande internationale de haut de gamme. Pour cela, 40 nouveaux sites et produits touristiques seront lancés d’ici l’an 2007. Outre les nouveaux produits, la normalisation des activités et établissements touristiques, ainsi que la promotion de la sécurité des touristes ne seront pas en reste. Si le bien-être des touristes aura la primeur, la protection des nationaux contre le tourisme sexuel et le trafic drogue pratiqués par certains étrangers sera toutefois considérée.

Mais l’accueil de 500.000 touristes en l’an 2007 nécessitera un renforcement conséquent des infrastructures touristiques. Un environnement favorable à l’investissement touristique sera mis en place, d’une part par l’appui des investisseurs dans le choix de leur site d’implantation, et d’autre part en mettant les réserves foncières touristiques et les sites viabilisés à leur disposition. Les procédures de traitement des projets d’investissements privés touristiques seront allégées, et un système d’informations fiable et à jour sera mis en place. Notons que la promotion de la culture malgache ira de pair avec la promotion du tourisme.


En bref


Devise : Tanindrazana, Fahafahana, Fandrosoana (Patrie, liberté, progrès).

Langue parlée : Malgache.

À l’origine, le malgache aurait emprunté un certain nombre de mots au sanscrit (indo-européen) et à l’arabe, mais a reçu un apport lexical important des langues (swahili, makhwa, etc.) de la famille bantoue, puis plus tard des langues européennes, notamment l’anglais et le français.

E
n ce qui a trait à l’écriture, le malgache a d’abord été écrit en caractères arabes, ce qui a donné une littérature écrite dite «arabico-malgache»; puis le roi malgache Radama 1er a imposé les caractères latins et fait traduire la Bible en malgache.

Langues officielles : Malgache, français

Capitale : Antananarivo

Superficie : 587 040 km²

Population : 17 500 000 habitants

Densité : 29 hab/km²

Indépendance : 26 juin 1960

Monnaie : La monnaie officielle est l’ Ariary  depuis le 1er janvier 2005. Cette dénomination vient ainsi remplacer le franc malgache (Fmg) hérité de la colonisation française. 1 Ariary = 5 Fmg

Fuseau horaire : UTC+3

Hymne national : Ry Tanindrazanay malala ô (Ô, notre chère patrie)

Domaine internet : .mg

Les six provinces de Madagascar :
Antananarivo : 4 637 000 habitants
Antsiranana : 1 188 500 hab.
Fianarantsoa : 3 366 000 hab.
Mahajanga : 1 734 000 hab.
Toamasina : 2 593 000 hab.
Toliary : 2 229 500 hab
Religion :
51 % de chrétiens (dont 26 % de catholiques et 23 % de protestants),
47 % d’animistes (croyances traditionnelles) : Les animistes pratiquent le famadihana, culte des ancêtres consistant à changer le linceul des défunts, à nettoyer leurs ossements, et à appeler leur participation à une fête et un banquet.
1,7 % de musulmans
0,3 % se réclament d’autres religions (bouddhisme, taoÏsme, hindouisme, etc.)


Géographie


Madagascar se situe dans l’océan Indien, à 400 km à l’est des côtes africaines, au niveau de la Tanzanie et du Mozambique. Quatrième plus grande île du monde après le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, elle s’étend sur une superficie de 587.040 km², soit la France et le Benelux réunis. Elle mesure 1.580 km du nord au sud et 580 km de l’est à l’ouest avec 4.828 km de côte. Le point culminant s’élève à 2837 mètres.

Avec l’Amérique du Sud, l’Afrique Australe, le sous-continent indien, ainsi que l’Australie, Madagascar reste l’un des vestiges du Gondwana, un continent englouti ou disloqué lors des cataclysmes géologiques de l’ère secondaire. On la nomme aussi « l’Ile continent », « la Grande Ile », ou encore « la Lémurie » car Madagascar abrite 90% des lémuriens existant dans le monde.


Faune et flore


Les lémuriens sont les plus représentatifs de l’île. Leur taille va du Microcèbe nocturene pas plus gros qu’une souris à l’Indri, aussi haut qu’un garçonnet. Les caméléons sont parmi les plus beaux du monde, ainsi que les papillons qui comptent la variété la plus grande aujourd’hui connue, le Comète. Un voyage dans le temps nous emmènerait vers l’Aepyornis dont les sables du Sud gardent encore intacts les œufs d’une capacité de 8 litres, ou même les dinosaures dont les gisements malgaches recèlent des fossiles admis comme parmi les plus anciens.

Madagascar est reconnue comme étant un véritable musée vivant. Sa nature est caractérisée par un ensemble d’écosystèmes variés abritant des espèces très particulières, dont le degré d’endémisme est de 80% pour la faune et de 90% pour la flore. Parmi les figures de proue de la flore :
1. le Takhtajania, emblème de Madagascar à l’Exposition Universelle 2000 de Hanovre, plante de 120 millions d’années
2. Sept variétés de baobab contre une seule pour toute l’Afrique
3. le Népenthès « carnivore » dont le clapet se referme sur l’insecte imprudent.


Artisanat


Le secteur de l’artisanat est considéré comme un secteur très porteur, mais malheureusement encore insuffisamment organisé. Aussi, le budget programme 2005 – 2007 préconise-t-il l’organisation et la structuration de 10% de ce secteur cette année, un chiffre qui atteindre les 20 % du secteur artisanat organisé et structuré en 2007. Toujours pour la période de validité du budget, 500 artisans bénéficieront de mesures de professionnalisation cette année, un nombre porté à 3000 artisans professionnalisés en 2007. 14 Chambres des métiers seront d’autre part redynamisées d’ici 2007, 10 Espaces de Promotion de l’artisanat (EPA) et 6 centrales de ventes créés.

Mais le marché intérieur n’est pas le seul considéré car l’artisanat malgache s’ouvrira davantage aux marchés extérieurs et donc à la concurrence mondiale. Les opérateurs bénéficieront pour cela d’un système d’information propre à mettre à leur disposition des données sur le commerce extérieur. Un site web à ce sujet sera de ce fait finalisé et opérationnel, des bulletins d’informations commerciales seront élaborés et diffusés, et le guide de l’exportateur sera mis à jour et réédité. Afin de promouvoir l’artisanat malgache à l’étranger, des vitrines permanentes d’exposition seront mises en place auprès des Représentations malgaches à l’extérieur. Et bien sûr, l’intégration de Madagascar dans les sphères de développement régionaux et internationaux ne manqueront pas d’être mis à profit.

En conclusion, le principal défi qui attend le pays pour les années à venir est de préparer SA PLACE dans le concert des Nations. L’objectif du pouvoir actuel, à travers la réalisation du budget-programme 2005 – 2007, étant d’avancer vers la reconnaissance de Madagascar comme Nation modèle par les pays tiers.


Association des Tours Opérateurs Professionnels de Madagascar